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Des études montrent que ralentir la respiration réduit le stress

La sophrologie utilise la respiration contrôlée pour permettre relaxation et ancrage positif chez les individus.
D’autres disciplines telles que le Yoga notamment pratiquent cela depuis des centaines d’années. Mais on aime bien avoir une confirmation scientifique des intuitions ancestrales, ce qui permet également d’en savoir plus sur les mécanismes neuronaux en jeu.

Des chercheurs de l’école de médecine de l’université de Standford en Californie se sont penchés sur les conséquences sur le cerveau d’une respiration ralentie et contrôlée.

La respiration est un mouvement que l’on peut moduler et dont une large palette est proposée chez l’humain et d’autres animaux : soupir, bâillement, reniflement, halètement, respiration régulière, rapide, sanglot… Ces chercheurs se sont donc demandés si des neurones spécifiques étaient responsables de ces respirations précises et ont étudié des groupes de neurones présents dans le tronc cérébral, notre centre de contrôle respiratoire.

En 2016, la revue américaine Nature publiait leurs résultats montrant que nos différents modes de respirations (soupir, bâillement, reniflement…) seraient reliés à des groupes neuronaux particuliers. Ainsi, ils ont pu chez la souris, isoler et supprimer les neurones reliés au soupir et donc faire disparaître celui-ci, laissant les autres modes de respiration intacts.
Plus tard, ils ont découvert une autre sous-population de neurones (Cdh9 et Dbx1 pour être précis!) qui, une fois désactivées, ne provoquaient aucune disparition dans la palette des respirations comme précédemment avec le soupir mais rendaient les souris particulièrement calmes. Dans un environnement nouveau elle n’exploraient plus mais faisaient leur toilette.(Ce qui prouve bien qu’on doit maintenir un niveau de stress minimum car il n’est pas normal pour une souris dans un environnement nouveau de ne pas l’explorer. Cela peut avoir des conséquences sur leur survie). L’équipe de scientifiques s’est rendu compte que, bien que la palette des respirations fût toujours complète, l’intensité de celles-ci avait changé avec moins de respiration rapides et davantage de respirations lentes associées à la détente. Les chercheurs pensent que ces neurones ne régulent pas la respiration mais la scrute et envoie ces informations à une autre structure du cerveau le locus coeruleus (noyau sous-cortical impliqué dans la stress, l’anxiété et le sommeil notamment). Si quelque chose altère la respiration le cerveau doit le savoir pour réagir en conséquence.

Finalement, en ralentissant notre respiration, on indique à notre cerveau que nous sommes dans un état de calme. Cela confirme l’efficacité des respirations lentes ou contrôlées qu’on utilise en sophrologie pour provoquer détente, calme et sérénité.